Le concept de

représentation



Travail réalisé sur la base du cours de Jean Clenet en novembre 1998.

dans le cadre d'un DEA en Sciences de l'éducation,
par Dominique Aimon



Sommaire

Introduction

1.L‘émergence du concept :

1.L’approche initiale :

2.L’apport de la psychologie :

3.Représentations et psychologie sociale.

2.Les représentations : les sens du concept

1.Les représentations comme produit et processus.

2.Représentations individuelles, collectives et sociales :

3.Quels apports pour la science ?

Conclusion

Mots-clefs

Représentation, concept, sciences humaines, sciences sociales, psychologie sociale, représentations sociales, représentations individuelles, représentations collectives, sciences de l’éducation


Introduction 

Le concept de représentation, un des objets d’étude des sciences humaines depuis le XIXème siècle, a été réintroduit dans le champ des recherches actives par S. Moscovici en 19611. Depuis, il intéresse de plus en plus de chercheurs, dans des domaines différents (psychologie sociale, psychologie cognitive, éducation…). C’est en effet un concept fondamental, transdisciplinaire, qui comme l’écrit S. Moscovici permet d’«étudier les comportements et les rapports sociaux sans les déformer ni les simplifier.2 ». Pour P. Mannoni, «les représentations sociales sont à la base de notre vie psychique3 ». Jean Clenet ajoute : « la représentation construite par une personne (ou un collectif) est son lien, son rapport le plus intime avec l’organisation et l’environnement dans lequel elle se situe4 »

Grâce au concept de représentation on peut aborder les aspects cognitifs et sociaux de :


On le voit, l’étude des représentations offre une approche fine de ce qu’il est convenu d’appeler le "sens commun " : « C’est à la fois par l’importance du problème auquel elle s’attaque et par la subtilité de ses pouvoirs d’analyse que la notion de représentation prend pied dans les sciences de l’homme5. »

Après un bref rappel historique et épistémologique du concept, nous le définirons avant de nous intéresser rapidement à son intérêt scientifique en particulier dans le champ des sciences de l’éducation.


  1. L‘émergence du concept :

Cette partie se base essentiellement sur l’analyse que S. Moscovici propose en 19896 de l’évolution du concept.

    1. L’approche initiale :

C’est une notion ancienne utilisée à l’origine par la philosophie. Pour Emmanuel Kant (1724-1804) «les objets de notre connaissance ne sont que des représentations et la connaissance de la réalité ultime est impossible7 ». Il a «généralisé l’idée que pour connaître il faut à la fois s’intéresser à l’objet étudié et à l’homme qui l’étudie8. »

S. Moscovici fait remonter à G. Simmel (1858-1918) et M. Weber (1864-1920) la genèse de l’idée de représentation dans le champ de la sociologie9.

Il attribue néanmoins à E. Durkheim (1858-1917) la paternité réelle du concept de représentations. Il s’agit d’«une vaste classe de formes mentales (sciences, religions, mythes, espace, temps), d’opinions et de savoirs sans distinction. La notion est équivalente à celle d’idée ou de système, ses caractères cognitifs n’étant pas spécifiés10 ». Il distingue représentations collectives et représentations individuelles. Il considère d’ailleurs que la force des représentations collectives les rend dominantes. Il utilise ce concept pour analyser différents domaines sociaux, en émettant «l’hypothèse que l’on pourrait expliquer les phénomènes à partir des représentations et des actions qu’elles autorisent11 ».

A la suite de Durkheim, Lucien Lévy-Bruhl (1857-1939) applique ce concept à l’étude de la différence entre sociétés primitives et société moderne pour montrer que c’est essentiellement une différence dans la représentation des lois naturelles (lois mystiques pour les sociétés primitives, lois logiques pour les sociétés modernes) qui induit des représentations différentes de la réalité, produisant des modes de vie différents. Pour S. Moscovici, les analyses de L. Lévy-Bruhl «commencent à dégager les structures intellectuelles et affectives des représentations en général12 ». Il ajoute, «…à travers le tapis psychique et la forme mentale qui les cimente, Lévy-Bruhl met au jour la cohérence des sentiments et des raisonnements, les mouvements de la vie mentale collective13 ». Cette voie sera suivie par les psychologues.

2. L’apport de la psychologie :

S. Moscovici montre que c’est à J. Piaget (1896-1980) que l’on doit un approfondissement de l’étude des mécanismes psychiques et sociologiques à l’origine des représentations et de leurs évolutions. Il introduit une rupture avec Durkheim, en montrant que si les représentations collectives pèsent sur les représentations individuelles (et donc le développement) de l’enfant, en grandissant, il acquiert une autonomie de ses propres représentations. Celles-ci évoluent en fonction des rapports successifs que l’individu entretient avec la société (de la soumission chez l’enfant à la coopération chez l’adulte). Ce faisant, il remet en cause le présupposé Durkheimien de l’«homogénéité des représentations transmises au cours des générations au sein d’une collectivité14 ».

S. Moscovici attribue à S. Freud (1856-1939) l’analyse de la genèse des représentations individuelles (chez l’enfant), issue de la confrontation de l’action (recherches et découvertes de l’enfant), des représentations individuelles préalables et des représentations collectives (venues des parents) et de leur influence sur la conscience et l'inconscient. Il conclue de l’étude de Freud qu’«elle nous montre par quel processus, ignoré jusque-là, les représentations passent de la vie de tous dans la vie de chacun, du niveau conscient au niveau inconscient15. » 

De l’étude comparée de ces auteurs, S. Moscovici conclue «que l’écart entre les éléments collectifs et les éléments individuels paraît moins grand regardé de près que défini de loin16 ». Ce qui l’a conduit en 1961 à renouveler l’étude des représentations en les abordant comme «un phénomène concret 17».

3. Représentations et psychologie sociale.

Le concept de représentation connaît depuis 40 ans un renouveau lié à un changement social, mais aussi à une modification paradigmatique. Autour de lui se posent des interrogations fondamentales sur le fonctionnement de la société moderne, le rôle des groupes, des individus, et des idées.

Le monde moderne, dans lequel l’information et la communication jouent un rôle essentiel offre à l’étude des représentations un champ renouvelé. Pour S. Moscovici «la révolution provoquée par les communications de masse, la diffusion des savoirs scientifiques et techniques transforment les modes de pensée et créent des contenus nouveaux18. ». Il ajoute : « Une notion ou une science qui ne reste pas l’apanage d’un individu ou d’une élite restreinte, subit, par sa circulation toute une série de métamorphoses qui la font changer de contenu et de structure. La nouvelle structure est celle d’une représentation au sens strict du mot, à la fois abstraite et imagée, réfléchie et concrète.19 ».

Ce renouveau de la recherche s’accompagne d’une transformation paradigmatique : les représentations collectives (au sens Durkheimien, c’est à dire essentiellement en terme de contenu) sont délaissées au profit des représentations sociales, c’est à dire nées de l’interaction individuelle et collective. « En reconnaissant que les représentations sont à la fois générées et générantes, on leur enlève ce côté préétabli, statique, qu’elles avaient dans la vision classique. Ce ne sont pas les substrats, mais les interactions qui comptent 20». Cette approche nouvelle permet de comprendre les changements sociaux et individuels : « il s’agit de comprendre non plus la tradition mais l’innovation, non plus une vie sociale déjà faite mais une vie sociale en train de se faire21 ».

S. Moscovici ajoute un dernier aspect, qui caractérise les représentations d’aujourd’hui :  elles sont produites par des spécialistes ce «qui les marque d’une certaine autonomie. Nous savons qu’il existe une certaine catégorie de personnes ayant pour métier de les fabriquer. Ce sont tous ceux qui se consacrent à la diffusion des connaissances scientifiques et artistiques : médecins, thérapeutes, travailleurs sociaux, animateurs culturels, spécialistes des médias et du marketing politique. A maints égards, ils s’apparentent aux faiseurs de mythes des civilisations plus anciennes. Leur savoir-faire est codifié et transmis, conférant à ceux qui le possèdent une autorité certaine.22 »

Ainsi semble s’être constitué le concept de "représentation ", que S. Moscovici considère propre à la psychologie sociale et d’origine essentiellement française23.

Il faut noter néanmoins que cette notion s’est étendue à la plupart des sciences humaines24. En particulier :

De cette analyse, il ressort que la connaissance des représentations en est encore à ses balbutiements, et nécessite une collaboration interdisciplinaire pour progresser. Le concept de représentation quant à lui est bien établi. Il est possible d’en proposer une définition.

  1. Les représentations : les sens du concept.

Si la genèse, le rôle, les limites des représentations sont très discutées par l’ensemble des chercheurs en sciences humaines, le sens du concept est commun. On peut en définir le contenu, les aspects et les fonctions.

  1. Les représentations comme produit et processus.

Jean Clenet propose une définition générale du concept que nous allons essayer de détailler dans la suite du texte : « Les représentations sont des créations d’un système individuel ou collectif de pensée. Elles ont une fonction médiatrice entre le "percept" et le concept. En ce sens, elles sont à la fois processus (construction des idées) et produits (idées). Elles se valident, se construisent et se transforme dans l’interaction "pensées"ó”actions"25 ».

Les représentations sont un produit de l’esprit humain qui recrée en lui une "image complexe" de son environnement afin de mieux penser et agir sur celui-ci. C’est l’interface symbolique entre l’individu et son environnement perçu.

Pour M. Denis, les représentations sont un produit de l’esprit humain, qui permet de conserver de l’information. Il précise «mais transformée, souvent dans le sens d’une schématisation, d’une réduction. Mais elle possède en plus la propriété d’analogie qui lui permet de refléter la structure des objets sous une forme qui ressemble à la perception.26» Les représentations construites par l’individu lui permettent de régler sa conduite : « les contenus de représentation agissent comme des " grilles de lectures ", et des " guides d’action "27 »

Pour S. Moscovici, «par les représentations, la personne se donne des modèles explicatifs, des codes qui autorisent chacun à trouver un sens et à donner une signification au monde qui l’entoure ».

Ces représentations sont un produit complexe, dans l’élaboration desquelles de nombreux aspects individuels et collectifs interviennent. D. Jodelet explique : « les représentations sociales doivent être étudiées en articulant éléments affectifs, mentaux et sociaux et en intégrant à coté de la cognition, du langage et de la communication, la prise en compte des rapports sociaux qui affectent les représentations et la réalité matérielle, sociale et idéelle sur lesquelles elles ont à intervenir. 28».



Les représentations constituent aussi un système d’interprétation, par lequel l’individu interagit avec son environnement. Elles interviennent dans de nombreuses activités cognitives et à ce titre jouent un rôle essentiel dans le comportement du sujet.

J. Clenet à la suite de M. Denis définit les représentations individuelles «comme processus par lesquels l’esprit humain appréhende son environnement, en construit des représentations et utilise celle-ci afin de régler sa conduite.29 ».

D. Jodelet explique : «On reconnaît généralement que les représentations sociales, en tant que systèmes d’interprétation régissant notre relation au monde et aux autres, orientent et organisent les conduites et les communications sociales. De même interviennent-elles dans des processus aussi variés que la diffusion et l’assimilation des connaissances, le développement individuel et collectif, la définition des identités personnelles et sociales, l’expression des groupes et les transformations sociales30 ». Dans l’approche constructiviste, «la représentation constitue la fonction médiatrice entre le percept (produit de nos organes des sens) et le concept (idée générale et abstraite)31 ».

La force du processus apparaît clairement dans ce que les psychologues modernes appellent le  phénomène de «réduction de la dissonance cognitive », durant lequel un individu réaménage la réalité dans le sens de ses désirs afin de rétablir la cohérence interne de ses représentations (ici comme produit). La force des représentations modifie alors les représentations pour permettre à l’individu de conserver son équilibre psychique.

A la fois processus et produit, les représentations interviennent à différents niveaux des activités humaines.

  1. Représentations individuelles, collectives et sociales :


Le concept de représentation se décline en plusieurs concepts dérivés. Nous allons essayer de préciser le sens des trois principaux.

On désigne par ce terme les représentations que l’individu se construit par l’interaction avec son environnement. Elles constituent un tout cohérent et personnel et lui servent à organiser son action.

Pour J. Clenet les représentations individuelles sont «ce qu’un sujet a pu intérioriser d’une situation vécue, [de] ce qui pour lui "fait sens" et donne sens à ses actions. ». Plus loin : « Ces représentations individuelles sont fondées sur des expériences singulières et sont construites de manière tout autant singulière dans un environnement qui devient alors singulier.32 »

On peut rapprocher cette notion de celle de représentation mentale chère à M. Denis33. P. Mannoni expose que ces représentations mentales «dans la plupart des cas, sont orientées par les préoccupations praxéologiques du sujet. Elles sont utilisées par celui-ci pour organiser et planifier son action, participent aux projets comme à leur exécution et se trouvent en permanence dirigées par une intention pragmatique 34»

Pour Durkheim, elles sont «propres à chaque individu, sont variables et emportées dans un flot ininterrompu. […] (Elles) ont pour substrat la conscience de chacun…35 ». Insistant sur la variabilité des représentations individuelles, Durkheim considérait d’ailleurs que c’était les représentations collectives qui prévalaient.



La notion de représentations collectives est celle qui intéressa la première sociologie. Elle désigne les représentations partagées par un groupe social en terme de contenu essentiellement. M. Denis explique : « Ces représentations comportent une spécificité individuelle mais également un noyau commun partagé par la plupart des esprits humains participant de la même culture36 ».

Elles servent à définir des modes de pensée communs (autours de normes, de mythes, d’objectifs) qui règlent et légitiment les comportements au sein du groupe. La notion de représentations collectives insiste sur leur spécificité pour le groupe qui les élabore et les partage.

Ce concept, très utilisé en anthropologie a laissé la primauté aux représentations sociales dans les autres champs des sciences humaines.



La notion de représentation sociale est plus récente. Elle repose sur les travaux de S. Moscovici, qui s’intéresse aux représentations comme interactions entre individus et/ou groupes. Ce terme désigne plus les représentations étudiées dans leur dynamique, leur élaboration, leurs évolutions que dans leur contenu. Ces représentations sociales intègrent des aspects collectifs et individuels.

J. Clenet considère que «les représentations se construisent par l’interaction avec les autres, par le contact avec la réalité dans l’action 37». Ailleurs il précise : « Les représentations sociales seraient à la fois produits et processus interindividuels, intergroupes et idéologiques, qui entrent en résonance les uns avec les autres pour former des dynamiques propres à une institution […] et ces dynamiques ne sont pas indifférentes quant à la construction des représentations individuelles38 ».

Définissant les représentations sociales, D. Jodelet indique : « C’est une forme de connaissance, socialement élaborée et partagée, ayant une visée pratique et concourant à la construction d’une réalité commune à un ensemble social39 ». Plus loin, elle ajoute : «les représentations sociales sont abordées à la fois comme le produit et le processus d’une activité d’appropriation de la réalité extérieure à la pensée et l’élaboration psychologique et sociale de cette réalité40".

L’étude des représentations sociales correspond mieux aux besoins de la société moderne, changeante et communiquante, comme exposé dans la première partie.

  1. Quels apports pour la science ?

Le concept de représentation apporte beaucoup aux sciences humaines et sociales. Une analyse complète n’est pas possible dans le cadre de ce travail. Nous allons donc indiquer quelques axes, que nous pourrons approfondir ailleurs.

Sa prise en compte permet de comprendre les individus et les groupes en analysant la façon dont ils se représentent eux-mêmes, les autres et le monde. Pour M. Denis, «les représentations n’existent pas en dehors des systèmes cognitifs qui les portent 41». J. Clenet ajoute «connaître les représentations c’est comprendre les acteurs se représentant42 ». Elles jouent un rôle essentiel pour l’étude du sens commun, mais aussi celle des relations sociales au sens large.

Les connaissances produites par l’analyse des représentations «ne sont pas seulement qu’une analyse du discours ou des échanges interpersonnels mais elles peuvent aider à comprendre des fondements des systèmes de pensée et d’actions personnels et/ou collectifs 43»

Les champs d’application sont nombreux : sciences politiques, psychologie sociale, psychologie cognitive…

En sciences de l’éducation, «la prise en compte des représentations par les pédagogues constitue une mutation capitale des conceptions éducatives 44». Nous n’allons pas en détailler toutes les conséquences, mais prendre quelques exemples très parlants :

La prise en compte des représentations de l’élève modifie les conceptions de l’apprentissage  : Pour Philippe Meirieu : « Un sujet ne passe pas ainsi de l’ignorance au savoir, il va d’une représentation à une autre, plus performante45 ». George Chappaz ajoute : « Un sujet ne peut donc s’approprier de nouveaux concepts qu’en construisant de nouvelles représentations organisées en un tout cohérent et fonctionnel46 ». Ils confirment ainsi la pensée de G. Bachelard «on connaît contre une connaissance antérieure, en détruisant des connaissances mal faites, en surmontant ce qui dans l’esprit même, fait obstacle à la spiritualisation47 »

Les retombées sont importantes et loin d’être toutes explorées. Deux exemples suffiront ici :

La conception du cours change : « Les situations didactiques doivent donc favoriser une prise de conscience par l’apprenant des obstacles que ses représentations entraînent48».

Pour J. Clenet, les représentations du sujet (représentations de l’environnement, des connaissances, de soi), «sont construites par et dans l’action et contribuent à l’élaboration de formes cognitives et affectives49 ». L’action doit donc être présente pour faciliter une situation d’apprentissage.

De la même façon la prise en compte des représentations des enseignants, des représentations du «système scolaire », des parents et de tous les autres acteurs individuels ou collectifs peut permettre de faire avancer des situations autrement bloquées par aveuglement réciproque.



Conclusion :

Le concept de représentation constitue un outil puissant pour l’étude de l’homme. « Située à l’interface du psychologique et du social, la notion a vocation pour intéresser toutes les sciences humaines50 ».

L’intérêt que suscite son renouveau récent laisse espérer des développements intéressants. Le chercheur en sciences humaines se doit d’approfondir ses connaissances en ce domaine, afin de réaliser un travail plus adéquat à son objet d’étude, l’homme, individuel ou collectif.



1S. Moscovici, La psychanalyse, son image et son public, P.U.F., Paris, 1961

2S. Moscovici, Des représentations collectives aux représentations sociales, p. 63, in Jodelet D., Les représentations sociales, coll. Sociologie d’aujourd’hui, P.U.F. 1989.

3P. Mannoni, les représentations sociales, Que sais-je, P.U.F., 1998, p. 3.

4J. Clenet, Représentations, formation et alternance, Alternances/Développement, l’Harmattan, Paris, 1998, p. 70.

5S. Moscovici p. 70.

6Op.cit.

7J.C. Ruano-Borbalan, « Une notion clef des sciences humaines », in sciences humaines n°27, avril 1993, p.16.

8Ibidem.

9S. Moscovici, op. cit. , 1989, p. 64.

10Ibidem p. 65.

11Ibidem p. 66.

12Ibidem p. 69.

13Ibidem.

14Ibidem p. 74.

15Ibidem p. 77.

16Ibidem p. 78.

17Ibidem p. 79.

18Ibidem  p. 81.

19Ibidem pp. 81-82.

20Ibidem p. 82.

21Ibidem.

22Ibidem p. 83.

23Ibidem p. 84. Et P. Mannoni, op. cit. p. 6.

24J.C. Ruano-Borbalan, op. cit. pp. 16-18. Et P. Mannoni, op. cit. p. 5.

25J. Clenet, Cours D.E.A. Sciences de l’éducation, C.U.E.E.P de Lille, novembre 1999, photocopie.

26M. Denis, op. cit.

27D. Jodelet, Les représentations sociales, regard sur la connaissance ordinaire, in Sciences Humaines n° 27, avril 1993, p. 22.

28D. Jodelet, Les représentations sociales : un domaine en expansion, in Les représentations sociales, sociologie d’aujourd’hui, P.U.F., 1989, p. 41.

29J. Clenet, op. cit. , p. 41.

30D. Jodelet, op. cit. , 1989, p. 36-37.

31G. Chappaz, Les représentations du monde comme tremplin pédagogique, in Sciences Humaines n° 27, Avril 1993, p. 30.

32J. Clenet, op. cit., p. 8.

33M. Denis, Image et cognition, P.U.F., Paris 1989.

34P. Mannoni, op. cit. p. 10.

35S. Moscovici, op. cit. , 1989, p. 64.

36M. Denis, in Sciences Humaines n° 27, op. cit.

37J. Clenet, cours au C.U.E.E.P. de Lille, exposé., 1998.

38J. Clenet, op. cit. , 1998, p. 8.

39D. Jodelet, op. cit. , 1989, p. 36.

40Op. cit. p. 37.

41M. Denis op. cit.

42J. Clenet, op. cit. p. 71.

43J. Clenet, op. cit. p. 75.

44J.C. Ruano-Borbalan, op. cit. , p. 17.

45P. Meirieu, Apprendre…oui mais comment ? , E.S.F., Paris, juillet 1989, p. 57.

46G. Chappaz, op. cit.

47G. Bachelard, la formation de l’esprit scientifique, Vrin, Paris, 1971, p. 14-15.

48G. Chappaz, op. cit.

49J. Clenet, op. cit. p. 51.

50D. Jodelet, op. cit. , 1989, p. 40.